Ces rêves qu’on piétine – Sébastien Spitzer

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Grand-Prix-des-lectrices-48eme-edition

Titre : Ces rêves qu’on piétine

Auteur : Sébastien Spitzer

Date de parution : août 2017

Editions de l’Observatoire

 

Résumé : 

Sous les bombardements, dans Berlin assiégé, la femme la plus puissante du IIIe Reich se terre avec ses six enfants dans le dernier refuge des dignitaires de l’Allemagne nazie. L’ambitieuse s’est hissée jusqu’aux plus hautes marches du pouvoir sans jamais se retourner sur ceux qu’elle a sacrifiés. Aux dernières heures du funeste régime, Magda s’enfonce dans l’abîme, avec ses secrets.
Au même moment, des centaines de femmes et d’hommes avancent sur un chemin poussiéreux, s’accrochant à ce qu’il leur reste de vie. Parmi ces survivants de l’enfer des camps, marche une enfant frêle et silencieuse. Ava est la dépositaire d’une tragique mémoire : dans un rouleau de cuir, elle tient cachées les lettres d’un père. Richard Friedländer, raflé parmi les premiers juifs, fut condamné par la folie d’un homme et le silence d’une femme : sa fille.
Elle aurait pu le sauver.
Elle s’appelle Magda Goebbels.

 

Mon avis :

La Seconde Guerre Mondiale touche à sa fin et Magda Goebbels se terre avec ses enfants dans un bunker en plein coeur de Berlin.

En parallèle, l’auteur nous immerge dans l’une de ses nombreuses marches de la mort, terrible conséquence de l’évacuation des camps. Ces survivants se nomment Judah, Fela ou Ava et ils transportent avec eux un rouleau de cuir précieux qui détient un sombre secret.

Dans ce roman, Sébastien Spitzer mêle avec talent fiction et faits historiques. Je ne peux que saluer son formidable travail de documentation. La trame narrative est l’un des autres points forts de ce récit et il fait preuve d’une grande maîtrise la concernant.

Les descriptions de la vie des prisonniers sont bluffantes de réalisme et j’ai ressenti durant ma lecture l’atmosphère étouffante du bunker où se cache Magda Goebbels. Le portrait qu’il dresse de cette femme est aussi bien fascinant que dérangeant.

Malgré toutes ses qualités, il m’a manqué un petit quelque chose au niveau émotionnel pour être complètement emballée et je suis restée à distance des personnages. Il n’en demeure pas moins une excellente lecture qui s’est avérée très enrichissante.

Un premier roman réussi et audacieux qui nous plonge au cœur de l’intimité de l’une des plus grandes figures du Reich. Un récit salutaire et passionnant.

note-4

Ce livre a été lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle 2018.

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12 réflexions sur “Ces rêves qu’on piétine – Sébastien Spitzer

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